
Le procès de Gracchus Babeuf devant la Haute cour de Vendôme ou la vertu coupable
"Pourquoi Babeuf voulut-il à toute force, faible à l'extrême, face à une accusation qui l'accablait, que son procès fût un grand procès ? Pourquoi en dépit de toute vraisemblance, se donna-t-il à voir comme coupable de tout, mais jamais acteur, moins encore directeur, de la conspiration dont on l'accusait? Comment procéda la justice pour le condamner, lui et ses plus proches, alors que le jury avait déclaré qu'il n'était pas avéré qu'une conspiration eût été en cours, et que ce chef d'accusation était l'unique objet de débat, selon l'acte d'accusation, et suivant les assurances réitérées des accusateurs nationaux ? Le présent ouvrage analyse le procès fait en toute illégalité à Babeuf sous prétexte de juger Drouet, qu'on avait laissé s'enfuir. Il examine la dimension que voulut donner Babeuf; retracer l'histoire de la révolution de ce vers quoi, selon ses vues, elle devait tendre; comment le soulèvement populaire fut confisqué, domestiqué, tourné en dérision par des imposteurs des usurpateurs d'autorité, des accapareurs de tout ce que renferme une patrie : les biens présents, auxquels tous doivent avoir accès; et à venir, par l'instruction donnée à tous, et plus encore, le bonheur
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