Les ruines de Berchtesgaden
« Quatre ans de nazisme, c est une maladie dont il est très difficile de guérir & », dit, en 1944, devant la statue de Goethe, un Strasbourgeois à Roger Vailland. L écrivain, qui a rejoint la Résistance en 1942, est alors correspondant de guerre pour les journaux Action et Libération. Il raconte la fin du conflit et l avancée, d un côté du Rhin puis de l autre, de l armée alliée jusqu à la capitulation de l Allemagne. Il la célèbre dans les ruines de Berchtesgaden, la petite ville d altitude où Hitler avait une maison de vacances.Vailland est un écrivain : il ne documente pas la guerre mais la vit, jusque dans ses moments confus, absurdes, déroutants. « La guerre est toujours un peu une drôle de guerre. » Ces articles, qui constituent une précieuse archive de la période la plus tragique du XXe siècle, rassemble les observations, anecdotes et pensées d un esprit libre et combatif. Dans quel autre volume peut-on lire la discussion d écrivains résistants voulant assassiner Louis-Ferdinand Céline et conclure que ce n est pas la peine, puisqu il s est assassiné lui-même, en tant qu homme et en tant qu artiste, en collaborant ? Edition réalisée et présentée par Marie-Noël Rio.
For young readers
Book data: Open Library